Intestins et cerveau : le lien caché entre dysbiose et santé mentale

Dysbiose et santé mentale

ou comment la dysbiose intestinale façonne notre cerveau

L’intestin est souvent qualifié de « deuxième cerveau » en raison de son interaction constante avec le système nerveux central.
Mais lorsque notre microbiote est en déséquilibre, un phénomène appelé dysbiose intestinale, il peut altérer notre humeur, nos capacités cognitives et même favoriser des troubles neurologiques.
Comment cela se produit-il ?

1. Le rôle du microbiote dans la communication intestin-cerveau

Le microbiote intestinal participe activement à la production de neurotransmetteurs, qui influencent directement notre état mental et émotionnel :

  • Sérotonine : environ 90% de cette « hormone du bonheur » est produite dans l’intestin. Elle régule l’humeur, le stress et le sommeil.
  • Dopamine : une partie de cette molécule de la motivation et du plaisir est fabriquée par des bactéries intestinales.
  • GABA : ce neurotransmetteur calmant, produit par certaines souches de probiotiques, aide à réduire l’anxiété et le stress.
  • Glutamate : impliqué dans l’apprentissage et la mémoire, mais aussi dans certains processus inflammatoires.

Un microbiote déséquilibré peut donc modifier la production de ces neurotransmetteurs et impacter directement notre état mental.

2. Les peptides opioïdes toxiques : caséomorphine et glutéomorphine

Certains peptides issus de la digestion incomplète du gluten et de la caséine (provenant des produits laitiers) peuvent agir comme des opioïdes et traverser les barrières biologiques :

Première étape : perméabilité intestinale

Normalement, ces peptides sont dégradés par les enzymes digestives.
En cas de dysbiose et d’hyperperméabilité intestinale, ils passent dans la circulation sanguine.

Deuxième étape : passage de la barrière hémato-encéphalique

Ces peptides atteignent le cerveau et se fixent aux récepteurs opioïdes, provoquant des effets sédatifs, une dépendance alimentaire et des troubles cognitifs.
Des niveaux élevés de ces peptides ont été retrouvés chez certaines personnes atteintes d’autisme ou de troubles neurologiques.

3. Le nerf vague : une autoroute entre l’intestin et le cerveau

Le nerf vague relie directement l’intestin au cerveau et transporte principalement des signaux électrochimiques, et non des molécules.

Il capte et transmet des informations issues :

  • De l’état du microbiote : certaines bactéries intestinales stimulent des récepteurs spécifiques du nerf vague, influençant notre réaction au stress et à l’anxiété.
  • De la production d’acides gras à chaîne courte (AGCC) : comme le butyrate, qui a des effets anti-inflammatoires et neuroprotecteurs.
  • De l’inflammation intestinale : les signaux inflammatoires activent le nerf vague et peuvent déclencher une neuroinflammation, favorisant brouillard cérébral, fatigue chronique et troubles de l’humeur.

4. Conséquences d’une dysbiose sur le cerveau et le comportement

Lorsque ces mécanismes sont perturbés, les conséquences peuvent être multiples :

  • Fatigue chronique et perte d’énergie.
  • Anxiété, dépression et irritabilité.
  • Compulsions alimentaires pour le pain et les produits laitiers, amplifiées par les peptides opioïdes.
  • Troubles de la concentration et de la mémoire.
  • Neuroinflammation et risque accéléré de maladies neurodégénératives.

5. Comment rééquilibrer son microbiote pour un cerveau en bonne santé?

Optimiser son alimentation :

  • Réduire les aliments pro-inflammatoires (gluten, produits laitiers industriels, sucres raffinés).
  • Consommer des probiotiques et des aliments fermentés (kéfir, choucroute, kimchis et autres légumes fermentés, kombucha).
  • Favoriser les prébiotiques (fibres nourrissant les bonnes bactéries) comme l’ail, l’oignon, les asperges, …

Stimuler le nerf vague :

  • Pratiques de respiration profonde, méditation, yoga.
  • Activité physique régulière.
  • Exposition au froid (douches froides) et chant (qui active la résonance vagale).

Soutenir les neurotransmetteurs naturellement :

  • Le magnésium et le zinc pour stabiliser l’humeur.
  • Les oméga-3 pour réduire l’inflammation nerveuse.

Dysbiose intestinale : un facteur clé dans les troubles neurologiques et psychiques

La dysbiose intestinale ne se limite pas à des troubles digestifs : elle peut façonner notre cerveau, influençant nos émotions, notre concentration et notre bien-être général.
Comprendre ces mécanismes permet d’adopter des stratégies naturelles pour rééquilibrer son microbiote et améliorer durablement sa santé mentale et cognitive.
Prendre soin de son intestin, c’est aussi prendre soin de son cerveau !

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